Trump durcit encore le travel ban et interdit l’entrée aux détenteurs de passeports palestiniens

Publié le 17 décembre 2025 à 18:19

Le président américain Donald Trump élargit drastiquement les restrictions d’entrée aux États-Unis, ajoutant plusieurs pays, dont la Syrie, et incluant désormais les détenteurs de passeports de l’Autorité palestinienne.

Par @sahbymehalla

Trump durcit encore le travel ban et interdit l’entrée aux détenteurs de passeports palestiniens

Le président Donald Trump s’exprime lors d’une cérémonie de remise de la Médaille de la défense de la frontière mexicaine, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le lundi 15 décembre 2025, à Washington. Photo AP / Alex Brandon

 

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi une extension majeure des restrictions d’entrée aux États-Unis, élargissant l'interdiction d’entrée sur le territoire « travel ban » à sept nouveaux pays, dont la Syrie, et y incluant désormais les détenteurs de passeports délivrés par l’Autorité palestinienne. Une décision à forte portée politique, sécuritaire et diplomatique, qui ravive les débats sur l’immigration et les libertés de circulation.

Cette nouvelle proclamation présidentielle repose sur des motifs de sécurité nationale, l’administration estimant que plusieurs pays concernés ne coopèrent pas suffisamment avec les autorités américaines en matière de partage d’informations, de contrôle des identités et de gestion des documents civils .

Les pays désormais soumis à une interdiction totale d’entrée incluent notamment la Syrie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Soudan du Sud, tandis que d’autres États font l’objet de restrictions partielles, comme des limitations de visas ou des contrôles renforcés. La mesure s’appliquera également aux personnes voyageant avec des documents émis par l’Autorité palestinienne, une première qui marque un durcissement significatif de la politique américaine à leur égard .

La Maison-Blanche justifie cette décision par des taux élevés de dépassement de visa, des systèmes d’état civil jugés défaillants et une coopération sécuritaire insuffisante. Des exemptions sont toutefois prévues pour certaines catégories, notamment les résidents permanents légaux, les diplomates, ainsi que les détenteurs de visas déjà valides.

Cette extension s’inscrit dans une stratégie plus large de durcissement migratoire, rappelant les politiques controversées du premier mandat de Donald Trump. Le quotidien américain note également que cette annonce intervient dans un climat sécuritaire tendu, utilisé par l’exécutif pour justifier un resserrement des frontières, malgré les critiques d’ONG et de juristes qui dénoncent une mesure discriminatoire et politiquement motivée.

L'inclusion explicite des Palestiniens risque d’avoir des répercussions diplomatiques sensibles, tant au Moyen-Orient qu’auprès des alliés européens des États-Unis. Plusieurs organisations humanitaires craignent un impact direct sur les étudiants, familles et travailleurs palestiniens ayant des liens légaux avec les États-Unis .

Au total, l’expansion porte à près de 40 pays le nombre d’États concernés par des interdictions totales ou partielles d’entrée sur le sol américain. L’entrée en vigueur des nouvelles restrictions est prévue début 2026, laissant une fenêtre limitée aux personnes déjà engagées dans des démarches de visa .

Une chose est claire, ce nouveau tour de vis migratoire confirme la volonté de Donald Trump de faire de la fermeture des frontières un marqueur central de sa présidence, quitte à relancer une bataille juridique et politique qui dépasse largement les frontières américaines.

 

ÉCRIT PAR : SAHBY MEHALLA

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