La NASA a placé l’équipage d’Artemis II en quarantaine avant une mission lunaire clé, premier vol habité au-delà de l’orbite terrestre depuis Apollo 17 en 1972, étape stratégique du programme Artemis.
Par @lemanifestmedia
Les quatre astronautes de la NASA composant l’équipage d’Artemis II posent devant un simulateur du vaisseau Orion, le 23 janvier, au Johnson Space Center de Houston, au Texas / Photo : NASA.
Les astronautes de la mission Artemis II ont officiellement entamé leur période de quarantaine, dernière ligne droite sanitaire avant le décollage. Selon NASA, cette phase, baptisée Health Stabilization Program, vise à protéger l’équipage de toute infection susceptible de compromettre une mission à haute valeur stratégique pour l’agence spatiale américaine.
D’après la NASA, la quarantaine a débuté le 23 janvier 2026 à Houston et concerne les quatre membres de l’équipage, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch (NASA) et Jeremy Hansen (Agence spatiale canadienne). Cette procédure, standard pour les vols habités, limite drastiquement les contacts extérieurs dans les semaines précédant le lancement, afin de garantir une condition médicale optimale jusqu’au jour J.
Artemis II ne prévoit pas d’alunissage, mais un vol habité autour de la Lune, marquant le retour des humains dans l’espace lointain. Selon la NASA, il s’agira de la première mission habitée lunaire depuis Apollo 17 en 1972, et du voyage humain le plus éloigné de la Terre depuis plus d’un demi-siècle. L’équipage embarquera à bord du vaisseau Orion, propulsé par le lanceur Space Launch System (SLS), pour tester en conditions réelles l’ensemble des systèmes nécessaires aux futures missions lunaires et martiennes.
Dans sa documentation officielle, la NASA souligne que cette mission est une étape critique du programme Artemis, dont l’objectif est d’établir une présence humaine durable sur la Lune et de préparer l’exploration de Mars.
Au-delà du symbole, Artemis II représente un test grandeur nature, navigation en espace profond, communications à grande distance, endurance des systèmes de survie et coordination d’un équipage international. Comme le rappelle la NASA, chaque donnée collectée servira directement aux missions suivantes, notamment Artemis III, qui doit ramener des astronautes sur le sol lunaire.
Pas de spectacle inutile, mais une mission de fond. La quarantaine actuelle n’est pas un détail logistique ; elle incarne le niveau d’exigence d’un programme qui engage la crédibilité scientifique, technologique et politique des États-Unis et de leurs partenaires. Cinquante-quatre ans après Apollo 17, l’humanité s’apprête à repousser de nouveau la frontière du connu — cette fois avec une vision tournée vers le long terme.
ÉCRIT PAR : LA RÉDACTION
Ajouter un commentaire
Commentaires