Lors de son discours au Forum économique mondial de Davos, Donald Trump a confondu à plusieurs reprises le Groenland et l’Islande, déclenchant une vague de moqueries et de réactions virales sur les réseaux sociaux.
Par : @sahbymehalla
Le président Donald Trump réagit après une réunion lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le mercredi 21 janvier 2026. (Photo AP / Markus Schreiber) (Image : AP)
Lors du Forum économique mondial à Davos le 21 janvier 2026, le président des États-Unis, Donald Trump, a livré un discours très attendu — centré sur ses ambitions stratégiques autour du Groenland, relief géopolitique arctique clé — mais c’est une gaffe répétée qui a attiré l’attention des médias et déchaîné les réseaux sociaux du monde entier.
Dans plusieurs passages de son allocution, Trump a semblé confondre « Greenland » (Groenland) avec « Iceland » (Islande), un pays totalement distinct, laissant entendre qu’il faisait référence à l’Islande alors qu’il évoquait le Groenland — l’île autonome danoise au centre d’un dossier diplomatique intense. Cette maladresse a immédiatement suscité une avalanche de réactions en ligne, allant du scepticisme politique aux moqueries virales sur les plateformes sociales.
Sur X (anciennement Twitter), TikTok et autres réseaux, des internautes ont transformé l’erreur en source inépuisable de mèmes, détournements et commentaires sarcastiques. Certains ont ironisé sur la méconnaissance géographique apparente du président malgré l’ampleur du sujet abordé dans un forum international de premier plan.
« Trump dit que l’Islande nous a déjà coûté de l’argent », a ironisé un commentateur en ligne, citant une phrase où le président évoquait les marchés financiers tout en semblant confondre les deux territoires arctiques.
Cette confusion intervient dans un contexte géopolitique particulièrement délicat. Depuis l’automne 2025, l’administration Trump a durci son discours sur le Groenland, envisageant d’en faire un élément stratégique de l’axe arctique, à la fois pour contrer l’influence russe et chinoise et pour protéger des intérêts économiques et militaires américains.
Au forum, Trump a toutefois affirmé qu’il n’avait pas l’intention de recourir à la force pour obtenir un accord autour du Groenland et a annoncé avoir travaillé avec le secrétaire général de l’OTAN sur un « cadre de futur accord » concernant la région. Cette volte-face a été interprétée comme un recul tactique après des semaines de tensions diplomatiques et de menaces tarifaires contre plusieurs alliés européens.
Les responsables européens n’ont pas manqué de relever l’épisode. Outre le sérieux des discussions sur la souveraineté du Groenland — où une écrasante majorité de Groenlandais rejette toute idée d’annexion américaine selon des sondages récents — la confusion Donald Trump entre deux territoires géographiques distincts a servi de symbole d’une communication présidentielle brouillée lors d’un sommet de dirigeants mondiaux.
Les médias ont largement couvert l’incident, le citant comme l’un des éléments les plus marquants voire embarrassants du discours, ce qui a contribué à amplifier la portée de l’erreur bien au-delà du forum économique.
Si les dirigeants présents à Davos ont surtout retenu l’annonce du cadre d’accord et la levée des menaces tarifaires, le public numérique a, lui, retenu l’erreur linguistique. Dans un contexte où chaque mot peut être analysé, décortiqué et partagé instantanément à l’échelle planétaire, cette confusion entre « Greenland » et « Iceland » est devenue un phénomène à part entière — révélateur des défis communicatifs auxquels est confronté un dirigeant dont le style est déjà sujet à débat.
ÉCRIT PAR : SAHBY MEHALLA
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