Des transmissions cryptées venues d’Iran inquiètent Washington. Les services de renseignement américains redoutent l’activation de réseaux clandestins à l’étranger dans un contexte de guerre et de tensions mondiales.
Par Le Manifest
Image généré par IA / ©Le Manifest
Les services de renseignement américains surveillent de près une série de communications suspectes attribuées à l’Iran, selon des responsables américains, ces transmissions cryptées pourraient signaler l’activation potentielle d’agents clandestins à l’étranger dans un contexte de tensions militaires croissantes entre Téhéran, Washington et Israël.
D’après ABC News, plusieurs agences fédérales américaines ont reçu lundi une alerte interne concernant des communications inhabituelles détectées dans plusieurs pays.
L’analyse préliminaire des signaux évoque une diffusion radio chiffrée dont l’origine serait iranienne, un type de message généralement conçu pour être compris uniquement par des destinataires spécifiques, selon les autorités citées par le média américain, ce type de transmission pourrait servir de déclencheur opérationnel pour des réseaux clandestins ou des « agents dormants » déjà positionnés hors d’Iran.
Cette alerte intervient dans un climat géopolitique particulièrement explosif, la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, survenue pendant le conflit en cours avec les États-Unis et Israël, a encore aggravé les tensions régionales et internationales.
Les analystes du renseignement s’inquiètent notamment de l’apparition d’un nouveau canal de diffusion doté d’une portée internationale, un élément qui pourrait indiquer une coordination élargie d’opérations secrètes.
Les autorités américaines reconnaissent toutefois que le contenu précis du message reste inconnu à ce stade, les experts en sécurité expliquent que ces communications cryptées sont souvent utilisées pour transmettre des instructions discrètes à des cellules clandestines, notamment dans des contextes de représailles ou de riposte indirecte.
Selon plusieurs responsables américains, cette inquiétude est alimentée par les menaces déjà formulées par l’Iran, Téhéran avait averti que toute attaque contre ses installations nucléaires pourrait entraîner des représailles, y compris sur le territoire américain.
Interrogé par la presse, le président Donald Trump a déclaré que son administration surveillait la situation de très près, « Nous avons un très bon renseignement sur ce sujet. Oui, nous en savons beaucoup à leur sujet », a-t-il affirmé lors d’un échange avec des journalistes.
Les experts de la sécurité nationale se montrent particulièrement prudents, sur Fox News, l’ancien directeur adjoint du FBI Chris Swecker a estimé que la période actuelle augmente le risque d’actions violentes liées à des groupes alliés de l’Iran, selon lui, si une cellule affiliée au Hezbollah ou au Hamas devait agir aux États-Unis, « le moment le plus probable serait maintenant ».
Dans ce contexte, le directeur du FBI Kash Patel a indiqué que plusieurs groupes de travail fédéraux restent mobilisés en continu pour détecter et neutraliser toute menace potentielle.
Les autorités américaines redoutent en particulier des attaques indirectes menées hors du Moyen-Orient, une stratégie souvent utilisée par des États ou des organisations cherchant à éviter une confrontation militaire directe.
Pour les analystes du renseignement, ces signaux ne constituent pas nécessairement une preuve d’opérations imminentes, mais dans un contexte de guerre régionale élargie et de tensions extrêmes, la possibilité d’une activation de réseaux dormants reste désormais une hypothèse prise très au sérieux par Washington.
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