Les États-Unis évoquent des négociations avec l’Iran, Trump temporise les frappes

Publié le 23 mars 2026 à 19:58

Washington suspend ses frappes et mise sur une diplomatie fragile avec Téhéran. Entre démentis iraniens et médiations actives, l’équilibre régional reste sous haute tension.

Par Sahby Mehalla

Les États-Unis évoquent des négociations avec l’Iran, Trump temporise les frappes

Photo de Roberto Schmidt / Getty Images

 

Le président américain Donald Trump a affirmé que ses émissaires étaient engagés dans des discussions avec un haut responsable iranien, évoquant des avancées significatives sur plusieurs points clés, selon des déclarations faites à la presse.

Cette annonce intervient alors que les marchés mondiaux et les acteurs régionaux redoutaient une escalade majeure.

Washington avait initialement brandi la menace de frappes contre des infrastructures énergétiques iraniennes, finalement, Donald Trump a décidé de suspendre toute action militaire, mettant en avant des négociations jugées « productives ».

De son côté, Téhéran a fermement démenti l’existence de discussions directes, accusant le président américain de chercher avant tout à calmer les marchés de l’énergie.

Selon une source israélienne, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner auraient été en contact avec le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, toutefois, plusieurs sources indiquent qu’aucune négociation directe formelle n’aurait encore eu lieu.

Des pays médiateurs, notamment l’Égypte, la Turquie et le Pakistan, auraient facilité des échanges indirects entre Washington et Téhéran, une conversation téléphonique entre les deux parties était envisagée, avec la perspective d’un éventuel sommet en présentiel dans les prochains jours.

Mohammad Bagher Ghalibaf apparaît comme une figure centrale dans ce processus, ancien général des Gardiens de la révolution et ex-maire de Téhéran, il est considéré comme un acteur influent au sein du système iranien, proche du guide suprême Mojtaba Khamenei.

Son rôle dans la gestion récente du conflit et son poids politique renforcent sa crédibilité dans d’éventuelles négociations.

La crise autour du détroit d’Ormuz reste le principal facteur de tension, Donald Trump avait donné un ultimatum à l’Iran pour rouvrir ce passage stratégique sous 48 heures, sous peine de frappes massives.

En réponse, Téhéran avait menacé de viser des infrastructures énergétiques dans la région, cette confrontation a provoqué une forte volatilité des marchés, avant un apaisement temporaire après le recul américain.

Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a affirmé que des discussions « constructives et approfondies » avaient eu lieu, conduisant à la suspension des frappes pendant cinq jours.

Le président américain a également évoqué plusieurs points d’accord supposés :

▸ un renoncement iranien à l’arme nucléaire

▸ une limitation des activités liées aux missiles

▸ la réouverture du détroit d’Ormuz

 

Ces affirmations n’ont toutefois pas été confirmées par les autorités iraniennes, qui continuent de nier toute négociation.

En parallèle, le vice-président J.D. Vance s’est entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu afin de discuter des contours d’un éventuel accord mettant fin au conflit.

Malgré des signaux d’ouverture, l’absence de confirmation officielle côté iranien et la complexité du pouvoir à Téhéran rendent toute avancée encore incertaine.

En coulisses, les efforts de médiation se poursuivent, « Les discussions progressent et portent sur la fin de la guerre ainsi que sur l’ensemble des différends », confie une source proche du dossier.

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