Washington accélère ses plans militaires face à Téhéran. Entre options de frappes massives et tensions explosives, le spectre d’une escalade majeure devient imminent.
Par Le Manifest
Photo : Thuan Vo / Pexels
Le Pentagone élabore actuellement plusieurs options militaires pour porter un « coup final » à l’Iran, incluant potentiellement une offensive terrestre et une campagne de bombardements d’envergure, ces scénarios ont été évoqués par deux responsables américains et plusieurs sources proches des discussions.
L’enjeu est clair, en l’absence de progrès diplomatiques — notamment si le détroit d’Ormuz reste fermé — une intensification majeure du conflit devient une hypothèse crédible, certains responsables américains estiment qu’une démonstration de force décisive permettrait soit de peser dans les négociations, soit d’offrir à Donald Trump une victoire politique à afficher.
Mais en coulisses, plusieurs sources soulignent une réalité plus complexe, l’Iran conserve une capacité d’influence majeure sur l’issue du conflit, et certains scénarios pourraient au contraire prolonger et intensifier la guerre.
Selon les discussions internes décrites quatre options principales sont envisagées :
▸ Une invasion ou un blocus de l’île de Kharg, principal hub d’exportation pétrolière iranien
▸ Une opération sur l’île de Larak, point stratégique pour le contrôle du détroit d’Ormuz
▸ La prise de l’île d’Abu Musa et de deux îles voisines, également revendiquées par les Émirats arabes unis
▸ L’interception ou la saisie de navires exportant du pétrole iranien dans la zone orientale du détroit
Par ailleurs, l’armée américaine étudie aussi des opérations terrestres en profondeur pour sécuriser de l’uranium hautement enrichi stocké dans des installations nucléaires, une alternative moins risquée consisterait en des frappes aériennes massives visant à neutraliser ces sites.
À ce stade, aucune décision n’a été arrêtée, des responsables de la Maison-Blanche qualifient encore ces options de « scénarios hypothétiques ».
Mais selon plusieurs sources, Donald Trump se dit prêt à franchir un cap si les négociations n’aboutissent pas rapidement.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a averti que le président était prêt à frapper « plus durement que jamais » en cas d’échec diplomatique, évoquant explicitement la possibilité d’attaques sur les infrastructures énergétiques iraniennes — un scénario auquel Téhéran promet de répondre massivement.
Sur le terrain, le dispositif militaire américain s’intensifie déjà, plusieurs escadrons de chasse, des milliers de soldats et des unités expéditionnaires de Marines sont en cours de déploiement au Moyen-Orient.
Le commandement de la 82e division aéroportée a également reçu l’ordre de se déployer avec une brigade d’infanterie forte de plusieurs milliers d’hommes.
Du côté iranien, la méfiance domine, les autorités considèrent les négociations américaines comme un écran destiné à préparer une attaque surprise.
Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que les services de renseignement iraniens détectaient des préparatifs visant à s’emparer d’une île stratégique iranienne, possiblement en lien avec les revendications des Émirats arabes unis sur Abu Musa.
Il a averti que toute action hostile entraînerait des frappes « sans limite » contre les infrastructures vitales de la région.
Malgré la montée des tensions, des tentatives de médiation persistent, le Pakistan, l’Égypte et la Turquie tentent encore d’organiser une rencontre entre Washington et Téhéran.
Si l’Iran a rejeté les premières exigences américaines, il n’a pas totalement fermé la porte aux négociations.
Le principal obstacle reste la défiance profonde, notamment au sein des Gardiens de la Révolution.
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