Le Qatar et l’Iran discutent des moyens d’apaiser les tensions dans la région.

Publié le 21 février 2026 à 17:48

Téhéran et Doha relancent la voie diplomatique autour du nucléaire iranien, sur fond d’ultimatum américain et de tensions militaires croissantes au Moyen-Orient. Un échange stratégique qui pourrait peser sur l’équilibre régional.

Par @sahbymehalla

Le Qatar et l’Iran discutent des moyens d’apaiser les tensions dans la région.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à droite) et le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani.

 

Les chefs de la diplomatie iranienne et qatarienne ont échangé samedi par téléphone afin d’examiner les avancées des négociations nucléaires indirectes entre Téhéran et Washington, dans un contexte de fortes tensions militaires et politiques au Moyen-Orient.

Au cours de cet entretien, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, ont passé en revue les efforts déployés pour réduire l’escalade dans la région et ont souligné la nécessité de poursuivre les discussions entre les États-Unis et l’Iran.

Doha a réaffirmé son soutien à toutes les initiatives visant à privilégier des solutions politiques et diplomatiques, estimant qu’une désescalade est essentielle pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales. Le responsable qatari a insisté sur l’importance d’une coordination internationale accrue afin d’épargner aux populations les conséquences d’un affrontement et de résoudre les différends par la négociation.

Cet échange intervient alors que les pourparlers sur le programme nucléaire iranien se poursuivent, tandis que Washington renforce parallèlement sa présence militaire dans la région.

Quelques jours plus tôt, lors de la séance inaugurale du Conseil de paix consacré à Gaza, le président américain Donald Trump avait donné à Téhéran un délai de dix jours pour conclure ce qu’il a qualifié d’« accord viable », faute de quoi l’Iran s’exposerait à « de graves conséquences ». Cinq heures plus tard, depuis l’avion présidentiel, il a toutefois prolongé ce calendrier à quinze jours avant toute décision concernant une éventuelle action militaire.

Une deuxième série de négociations sur le nucléaire iranien s’est tenue mardi à Genève sous médiation omanaise, après une première réunion organisée le 6 février à Mascate.

Les États-Unis souhaitent élargir les discussions au programme balistique iranien et au soutien de Téhéran à des groupes armés dans la région, une perspective rejetée à plusieurs reprises par les autorités iraniennes, qui affirment que les pourparlers doivent se limiter au dossier nucléaire.

La République islamique accuse pour sa part Washington et Israël de chercher des prétextes pour intervenir et provoquer un changement de régime, tout en promettant de répondre à toute attaque, même limitée. Elle continue de conditionner toute restriction de ses activités nucléaires à la levée des sanctions économiques occidentales.

 

ÉCRIT PAR : SAHBY MEHALLA

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