L’épidémie de norovirus atteint un pic inédit cet hiver, avec une hausse marquée des hospitalisations et des hôpitaux sous forte tension. Symptômes, signes d’alerte et mesures de prévention, ce qu’il faut savoir face à un virus hautement contagieux qui circule massivement.
Par @lemanifestmedia
La propagation du norovirus connaît un pic inhabituel cet hiver, avec un nombre record de patients hospitalisés en Angleterre, confirmant une intensification du « le virus vomitif hiverna ». Alors que la saison froide bat son plein, les services de santé publique tirent la sonnette d’alarme, appelant la population à redoubler de vigilance pour se protéger contre cette infection virale hautement contagieuse.
Les données officielles du NHS England révèlent qu’en semaine se terminant le 18 janvier, la moyenne quotidienne de patients en hôpital avec des symptômes compatibles avec le norovirus a atteint 823 personnes, soit une augmentation de 45 % par rapport à la semaine précédente et le plus haut niveau enregistré cet hiver.
Cette poussée s’ajoute à la pression déjà intense sur les services d’urgence, qui gèrent simultanément les cas de grippe, de gastro-entérites virales diverses et d’autres infections saisonnières. Des avertissements sanitaires ont été diffusés dans plusieurs régions, notamment au Royaume-Uni, où les autorités ont encouragé les personnes malades à rester à domicile pour limiter la transmission.
Le Secrétaire britannique à la Santé, Wes Streeting, a demandé au public de « rester vigilant », soulignant que « le virus vomitif hivernal met encore une fois nos hôpitaux sous forte pression ».
Qu’est-ce que le norovirus ?
Le norovirus est un agent viral responsable de la gastro-entérite aiguë. Il est l’une des causes les plus courantes de diarrhée et de vomissements dans le monde, avec environ 688 millions de cas estimés chaque année selon les données virologiques globales.
Les symptômes classiques, qui se déclarent généralement 12 à 48 heures après l’exposition, incluent vomissements soudains, diarrhée aqueuse, nausées et douleurs abdominales, fièvre légère, maux de tête et douleurs musculaires dans certains cas.
La maladie est souvent appelée « le virus vomitif hivernal » ou infection gastro-entéritique hivernale, car elle circule le plus fréquemment durant les mois froids, lorsque les gens passent plus de temps dans des espaces clos.
Comment se transmet-t-il ?
Le norovirus se propage très facilement par contact direct avec une personne infectée, par surfaces ou objets contaminés que l’on touche puis porte à la bouche, par aliments ou eau contaminés.
Le virus est particulièrement résistant, il peut survivre plusieurs jours sur les surfaces, et les gels hydroalcooliques ne sont généralement pas efficaces contre lui. Seul un lavage minutieux des mains à l’eau et au savon offre une protection fiable.
Signes d’alerte et quand consulter
Dans la plupart des cas, l’infection est douloureuse mais transitoire, s’améliorant spontanément en 1 à 3 jours. Toutefois, la complication majeure demeure la déshydratation, surtout chez les personnes vulnérables, jeunes enfants, personnes âgées, personnes immunodéprimées.
Les autorités de santé recommandent de tenir compte des signes suivants pour consulter un professionnel :
- Incapacité à boire ou garder les liquides,
- Signe de déshydratation (bouche sèche, vertiges, peu d’urines),
- Vomissements persistants ou diarrhée sévère,
- Sang dans les selles ou vomissements.
En cas de symptômes graves, contacter immédiatement un service d’urgence est essentiel, notamment si des signes de choc ou d’altération de l’état de conscience apparaissent.
Mesures de prévention
Face à la contagiosité élevée du norovirus, les autorités sanitaires conseillent :
- Lavage régulier des mains avec savon et eau chaude,
- Nettoyage des surfaces fréquemment touchées avec des produits efficaces,
- Isolement des personnes infectées pendant au moins 48 heures après la fin des symptômes,
- Éviter les lieux publics, hôpitaux ou maisons de retraite pendant la période contagieuse.
Ces mesures simples mais strictes aident à réduire la transmission communautaire et à protéger les plus fragiles.
Ce que cela signifie pour l’avenir
Les données actuelles indiquent une tendance à la hausse persistante des cas de norovirus cet hiver, comparable ou même supérieure aux pics des années précédentes. Les responsables de santé publique surveillent de près l’évolution, notamment en raison de la surcharge des services hospitaliers déjà fragilisés par d’autres infections saisonnières.
Alors que la saison hivernale n’est pas encore terminée, l’accent est mis sur la prévention communautaire, l’éducation sanitaire continue, et la capacité d’adaptation des services de santé pour faire face à une éventuelle intensification des cas dans les semaines à venir.
ÉCRIT PAR : LA RÉDACTION
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