Google recrute le cerveau d’Hume AI : DeepMind mise sur la voix émotionnelle

Publié le 22 janvier 2026 à 19:25

Dans le cadre d’un accord de licence stratégique, Google DeepMind intègre Alan Cowen, PDG d’Hume AI, et plusieurs ingénieurs clés afin de renforcer ses technologies d’IA vocale et d’analyse émotionnelle, sans racheter la startup.

Par @lemanifestmedia

Google recrute le cerveau d’Hume AI : DeepMind mise sur la voix émotionnelle

Photo : Kevin Carter/Getty Images

 

Google accélère dans la course à l’IA vocale. Le groupe a conclu un accord de licence stratégique avec la startup Hume AI, spécialisé dans l’analyse des émotions par la voix, qui s’accompagne du recrutement de son PDG Alan Cowen et de plusieurs ingénieurs clés au sein de Google DeepMind. L’opération ne constitue pas une acquisition au sens classique, Hume AI demeure indépendante et continuera de licencier sa technologie à d’autres acteurs du marché.

Selon WIRED, l’accord vise à intégrer des capacités de compréhension émotionnelle avancée dans les modèles de Google, notamment pour améliorer les interactions vocales et multimodales de ses systèmes d’IA. Les termes financiers n’ont pas été rendus publics, mais la logique est claire, renforcer l’“intelligence émotionnelle” des assistants et agents conversationnels, un axe devenu critique dans la concurrence mondiale sur l’IA générative, rapporte WIRED.

TechCrunch précise que plusieurs ingénieurs d’Hume AI — environ sept selon les informations disponibles — rejoignent également Google, dans une configuration « d'acqui-hire » via licence. Cette formule permet à Google d’accéder rapidement à des compétences rares tout en évitant les lourdeurs d’un rachat intégral, note le média.

Pour Alan Cowen, neuroscientifique de formation, le passage chez DeepMind s’inscrit dans une continuité, ses travaux portent depuis des années sur la mesure scientifique des émotions humaines, appliquée désormais à la voix et au langage. L’objectif affiché est d’aider les modèles à détecter nuances émotionnelles, intentions et contexte, afin de rendre les échanges homme-machine plus naturels, plus précis — et moins robotiques.

Hume AI, de son côté, ne disparaît pas du paysage. D’après WIRED et WinBuzzer, l’entreprise prévoit de poursuivre ses activités commerciales sous une nouvelle direction, avec des ambitions de croissance soutenues grâce à la demande croissante pour des interfaces vocales plus humaines.

Google ne se contente plus de comprendre ce que nous disons, mais cherche à saisir comment nous le disons. Dans un secteur où la différenciation se joue désormais sur la qualité de l’expérience utilisateur, l’émotion devient un levier technologique stratégique. La voix, longtemps périphérique, passe au premier plan. Et la bataille ne fait que commencer.

 

ÉCRIT PAR : LA RÉDACTION

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