Des hackers affirment avoir accédé aux emails de Jeffrey Epstein après une fuite de mots de passe

Publié le 6 février 2026 à 18:46

Des hackers affirment avoir pénétré les comptes personnels de Jeffrey Epstein, dont Outlook, après la publication de documents judiciaires contenant par erreur des mots de passe en clair. Une faille embarrassante qui relance le débat sur la sécurité des archives sensibles.

Par @sahbymehalla

Des hackers affirment avoir accédé aux emails de Jeffrey Epstein après une fuite de mots de passe

Plusieurs comptes de Jeffrey Epstein ont été piratés Crédit photo : ZUMA Press Inc

 

La controverse autour des archives judiciaires liées à Jeffrey Epstein prend une nouvelle dimension. Des hackers affirment avoir accédé à plusieurs comptes personnels du financier déchu, dont un compte Outlook, après la publication de documents judiciaires contenant, par erreur, des mots de passe en clair. Une affaire qui pose de lourdes questions sur la gestion des données sensibles par les autorités américaines et sur les failles persistantes de cybersécurité institutionnelle.

Selon plusieurs enquêtes publiées ces derniers jours, des fichiers récemment rendus publics dans le cadre des procédures judiciaires liées à l’affaire Epstein contenaient des identifiants de connexion non expurgés. D’après Cybernews, média spécialisé en cybersécurité, ces documents incluaient des mots de passe associés à différents services numériques utilisés par Epstein, notamment Outlook, Yahoo et Apple ID. Des utilisateurs anonymes de forums en ligne, principalement sur Reddit, affirment avoir testé ces identifiants avec succès, certains déclarant être « entrés dans la boîte mail Outlook de Jeffrey Epstein », rapporte Cybernews.

L’origine du problème semble résider dans un défaut de caviardage des fichiers publiés par le U.S. Department of Justice. Selon Cybernews, les documents contenaient des chaînes de caractères clairement lisibles correspondant à des mots de passe, une erreur basique mais critique dans la publication de pièces judiciaires sensibles.

Le site UNILAD évoque une « bévue majeure » des autorités américaines, soulignant que les mots de passe figuraient noir sur blanc dans les documents accessibles au public. Le média précise toutefois qu’il est impossible de vérifier de manière indépendante l’étendue réelle des accès obtenus ni le contenu exact des comptes concernés.

À ce stade, aucune agence fédérale américaine n’a confirmé officiellement que des emails d’Epstein aient été compromis ou exploités. Aucune preuve publique ne permet non plus d’établir que ces accès aient révélé des informations inédites ou juridiquement exploitables. Les affirmations reposent essentiellement sur des témoignages anonymes et des captures d’écran circulant sur des forums, un élément qui impose la plus grande prudence journalistique.

Cette affaire met néanmoins en lumière un enjeu structurel. Les experts en cybersécurité interrogés par Cybernews rappellent que la publication de documents judiciaires sans redaction rigoureuse expose non seulement des données personnelles, mais aussi des infrastructures numériques à des abus potentiellement illégaux. Dans un contexte où les archives Epstein sont scrutées mondialement, la moindre faille devient un point d’entrée exploitable.

En toile de fond, l’épisode relance le débat sur la transparence judiciaire à l’ère numérique et sur la responsabilité des institutions dans la protection des données, même lorsque les personnes concernées sont décédées. Une chose est certaine, l’affaire Epstein continue de produire des secousses, bien au-delà des prétoires, jusque dans les angles morts de la cybersécurité publique.

 

ÉCRIT PAR : SAHBY MEHALLA

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