Un anneau de feu rarissime embrase le ciel de l’Antarctique et offre un spectacle unique aux scientifiques… et aux manchots. Un phénomène céleste exclusif qui ouvre une année exceptionnelle pour l’astronomie.
Par @lemanifestmedia
La première éclipse solaire de l’année illuminera l’Antarctique, et seuls quelques chanceux pourront profiter de sa lueur — ou s’y dandiner. Photo : Visual China Group via Getty Images.
La première éclipse solaire de 2026 ne sera pas visible depuis les grandes capitales ni les zones densément peuplées, mais au-dessus de l’un des territoires les plus isolés de la planète. Le 17 février, un spectaculaire phénomène annulaire transformera brièvement le Soleil en un anneau de feu au-dessus de l’Antarctique, offrant un spectacle exceptionnel à un public pour le moins inhabituel, des scientifiques en mission… et des colonies de manchots.
Selon l’astronome Joe Rao, cité par AP News, « les manchots auront droit à un grand spectacle », soulignant le caractère unique de cet alignement céleste qui se produira principalement au-dessus du continent blanc. La trajectoire de l’éclipse traverse en effet une zone extrêmement reculée, rendant l’observation directe presque impossible pour le grand public, hormis pour les équipes de recherche présentes dans les stations scientifiques.
Ce phénomène est une éclipse solaire annulaire, une configuration au cours de laquelle la Lune passe devant le Soleil sans le recouvrir totalement. En raison de sa distance légèrement plus importante par rapport à la Terre, notre satellite naturel apparaît plus petit dans le ciel, laissant visible un cercle lumineux autour de son ombre. Le moment maximal du phénomène doit intervenir autour de 12 h 12 UTC, avec une phase d’anneau de feu d’une durée d’environ deux minutes.
Si l’Antarctique sera le seul endroit à profiter de l’annularité complète, certaines régions du sud du Chili, de l’Argentine ainsi que des zones d’Afrique australe pourront observer une éclipse partielle. Les spécialistes rappellent que l’observation nécessite impérativement des lunettes certifiées pour éviter des dommages irréversibles à la vue.
Au-delà de son aspect spectaculaire, l’événement constitue une opportunité scientifique majeure. Les conditions atmosphériques particulières de l’Antarctique et la faible pollution lumineuse offrent un laboratoire naturel pour l’étude du Soleil et de la couronne solaire. Les données collectées lors de ces phénomènes rares permettent d’affiner les modèles sur la dynamique solaire et ses interactions avec l’environnement spatial terrestre.
Cette éclipse marque le début d’une année particulièrement riche pour les amateurs d’astronomie. Une éclipse solaire totale, beaucoup plus accessible au public, est déjà attendue en août 2026 et sera visible depuis plusieurs régions d’Europe. D’ici là, le spectacle du 17 février restera l’un des plus exclusifs de la décennie, un événement où la science et la nature se rencontrent loin des regards, sous le ciel glacé de l’Antarctique.
ÉCRIT PAR : LA RÉDACTION
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