Washington muscle sa présence dans l’Arctique, Trump valide 11 nouveaux brise-glaces face à la Russie et à la Chine

Publié le 12 février 2026 à 15:48

L’administration de Donald Trump valide un programme de 11 Arctic Security Cutters pour renforcer la présence américaine dans l’Arctique, selon la United States Coast Guard. Un investissement estimé à près de 9 milliards de dollars destiné à combler l’écart stratégique avec la Russie et à contenir l’expansion chinoise dans le Grand Nord.

Par @sahbymehalla

Washington muscle sa présence dans l’Arctique, Trump valide 11 nouveaux brise-glaces face à la Russie et à la Chine

Illustration d’un futur Arctic Security Cutter attribué à Davie Defense, intégré à la flotte élargie de brise-glaces de la United States Coast Guard, opérant dans les eaux polaires alors que Washington cherche à combler le déficit capacitaire américain en Arctique. Image : Davie Defense

 

Une flotte polaire à 9 milliards de dollars pour sécuriser le Grand Nord

Les États-Unis accélèrent leur pivot stratégique vers l’Arctique. L’administration du président Donald Trump a validé l’attribution complète des contrats pour 11 patrouilleurs de sécurité arctique, une nouvelle génération de brise-glaces destinés à renforcer la présence américaine dans les eaux polaires, alors que la Russie et la Chine intensifient leurs activités dans la région.

Selon un communiqué officiel de la garde côtière des États-Unis, l’ensemble des contrats présidentiels pour ces 11 navires a été finalisé, marquant une étape majeure dans la modernisation de la flotte américaine de brise-glaces.

Le programme global est estimé à environ 9 milliards de dollars, intégrant plusieurs catégories de brise-glaces, selon Alaska Beacon.

L’Arctique n’est plus un désert glacé, c’est un théâtre stratégique. La Russie dispose d’environ 40 brise-glaces, dont plusieurs à propulsion nucléaire, contre une capacité américaine historiquement limitée.

La Chine, de son côté, se définit comme une « puissance proche-arctique » et multiplie les missions scientifiques et logistiques dans la région, renforçant la pression géopolitique.

Un accord bilatéral entre Washington et Helsinki prévoit que certains navires soient construits en Finlande, pays reconnu pour son expertise mondiale en ingénierie navale polaire.

Le média spécialisé gCaptain confirme que les nouveaux patrouilleurs de sécurité arctique seront produits à la fois aux États-Unis et en Europe du Nord, avec des livraisons attendues à partir de 2028.

Pourquoi un tel investissement ?

Le réchauffement climatique ouvre progressivement de nouvelles routes commerciales en Arctique, notamment le Passage du Nord-Est contrôlé en grande partie par Moscou. L’accès aux ressources énergétiques et aux minerais critiques devient également un enjeu central.

La mission des patrouilleurs de sécurité arctique sera multiple, garantir la souveraineté américaine, sécuriser les routes maritimes, soutenir les opérations de recherche et sauvetage, projeter une présence militaire et logistique. L’objectif stratégique est clair, combler le « gap » capacitaire face à Moscou et Pékin.

Au-delà des chiffres, le message est politique. Washington ne veut plus laisser le champ libre dans le Grand Nord. Le président Trump avait même évoqué la possibilité d’étendre la flotte jusqu’à 40 brise-glaces à long terme, rapporte MarineLink.

Dans un monde multipolaire où l’Arctique devient un nouvel échiquier stratégique, cette décision marque un tournant. Les États-Unis passent d’une posture défensive à une logique de projection durable.

L’Arctique n’est plus périphérique. Il est désormais central dans la rivalité des grandes puissances. Et Washington vient clairement de montrer qu’il compte y rester.

 

ÉCRIT PAR : SAHBY MEHALLA

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