Crise sanitaire à bord d’un porte-avions américain, des marins envisagent de démissionner

Publié le 23 février 2026 à 17:11

Mission prolongée, conditions de vie dégradées et incertitude stratégique face à l’Iran, le malaise grandit à bord du porte-avions le plus avancé de l’US Navy, révélant les tensions humaines derrière la puissance militaire américaine.

Par @lemanifestmedia

Crise sanitaire à bord d’un porte-avions américain, des marins envisagent de démissionner

Un reportage du Wall Street Journal révèle une montée du découragement et de l’épuisement parmi l’équipage du porte-avions américain USS Gerald R. Ford, dont la mission a été prolongée pour la deuxième fois, l’approchant d’un record de durée de déploiement continu dans l’histoire de l’US Navy.

Selon des témoignages de marins, des pannes répétées du système d’assainissement compliquent fortement le quotidien à bord, dans un contexte déjà marqué par la pression liée aux préparatifs d’un possible affrontement avec l’Iran.

À travers les récits de membres d’équipage et de leurs familles, les sacrifices personnels consentis, absences lors de funérailles, naissances manquées et permissions annulées. L’incertitude quant à la date de retour est décrite comme l’épreuve la plus difficile. Plusieurs marins affirment envisager de quitter l’armée dès leur retour à terre.

Dans le contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, The New York Times met en garde contre toute comparaison entre une éventuelle opération éclair visant à arrêter le président vénézuélien Nicolás Maduro et un scénario similaire face à Téhéran.

Des experts cités par le quotidien soulignent le rôle déterminant de la géographie Caracas se situe à une dizaine de miles de la mer, tandis que Téhéran se trouve à près de 400 miles à l’intérieur des terres, protégée par une structure de pouvoir idéologiquement enracinée et environ 150 000 membres des Gardiens de la révolution, rendant toute opération militaire beaucoup plus complexe.

La menace iranienne de fermer le détroit d’Hormuz reste un scénario capable de provoquer une flambée des prix du pétrole. Les récentes manœuvres de Téhéran avec des missiles de défense maritime et aérienne dans cette zone stratégique sont interprétées comme un message direct adressé à Washington.

The Guardian s’est de son côté penché sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza. La journaliste Majdoleen Abu Assi, résidente de l’enclave, décrit l’arrivée du mois de Ramadan dans des conditions d’une extrême dureté pour la population civile.

La presse israélienne a relayé les propos de l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee. Dans Haaretz, le chroniqueur Gideon Levy estime qu’il ne représente pas seulement Israël et ses courants les plus radicaux, mais « une version de l’Amérique en train de se former ».

Levy juge que ses déclarations sur le « droit divin d’Israël » à contrôler le Moyen-Orient dépassent celles des figures les plus extrémistes de la scène politique israélienne.

Lors d’un entretien avec le journaliste américain Tucker Carlson, le diplomate a affirmé qu’il serait « acceptable » qu’Israël prenne le contrôle de l’ensemble du Moyen-Orient, en s’appuyant sur des interprétations bibliques répandues dans le courant national-chrétien aux États-Unis.

Les États-Unis disposent d’une flotte de porte-avions qui sillonnent les océans comme de véritables bases aériennes flottantes. Leur déploiement constitue un instrument central de la stratégie militaire et de la capacité de dissuasion de Washington à l’échelle mondiale

 

ÉCRIT PAR : LA RÉDACTION

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