Le président américain affirme pouvoir mettre fin au conflit contre l’Iran en quelques jours, revendique des frappes dévastatrices et évoque la mort de hauts responsables à Téhéran. Entre option militaire totale et ouverture diplomatique, ses déclarations redessinent les scénarios d’une crise majeure au Moyen-Orient.
Par Le Manifest
Trump, les Iraniens mettront des années à se remettre des frappes américano-israéliennes contre leur pays (EPA).
Le président américain Donald Trump a déclaré au site Axios qu’il disposait de plusieurs « options alternatives » concernant la vaste campagne militaire lancée à l’aube samedi contre l’Iran.
Lors d’un entretien téléphonique de cinq minutes accordé depuis sa résidence de Mar-a-Lago, il a assuré qu’il pouvait soit « poursuivre et contrôler l’ensemble de la situation », soit « y mettre fin en deux ou trois jours », en avertissant Téhéran qu’un retour à ses programmes nucléaire et balistique entraînerait de nouvelles frappes dans les années à venir.
Selon lui, l’Iran mettra « plusieurs années » à se remettre des attaques américano-israéliennes.
Ces propos constituent la première indication claire de la stratégie de Trump pour sortir du conflit et montrent qu’il reste ouvert à une solution diplomatique malgré l’échec des négociations nucléaires menées à Genève.
Le président américain a justifié l’offensive par deux facteurs principaux, l’échec des discussions conduites cette semaine par ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner, et « le comportement de l’Iran au cours des dernières décennies ». Il affirme avoir demandé à ses équipes de compiler l’ensemble des attaques attribuées à Téhéran ces vingt-cinq dernières années, concluant que « chaque mois, quelque chose explose ou quelqu’un est tué ».
Donald Trump a également soutenu que l’Iran avait commencé à reconstruire certaines installations nucléaires visées lors de la guerre de douze jours en juin dernier. Des analystes indépendants confirment des activités de construction sur plusieurs sites, sans pour autant conclure à une reprise du programme nucléaire.
Le président a répété que « l'opération Midnight Hammer », qui avait détruit ou gravement endommagé trois installations nucléaires iraniennes, avait rendu possible l’offensive actuelle. Sans ces frappes préalables, affirme-t-il, Téhéran aurait déjà développé l’arme nucléaire, rendant toute attaque impossible.
Dans un entretien accordé plus tard à ABC News, il s’est dit « très optimiste » quant au déroulement de l’opération conjointe avec Israël, affirmant que les frappes avaient infligé des dommages majeurs et paralysé les capacités iraniennes. Il a également évoqué la mort de « nombreux responsables iraniens », tout en reconnaissant que toutes les informations n’étaient pas encore connues.
Sur le plan intérieur, Donald Trump fait face à des pressions, y compris au sein de sa base politique, pour éviter un engagement prolongé au Moyen-Orient. L’opération américano-israélienne constitue la plus vaste action militaire menée dans la région depuis une génération, avec un double objectif, affaiblir les capacités militaires de l’Iran et créer les conditions d’un possible changement de régime.
Selon un haut responsable américain, la planification initiale prévoit au moins cinq jours de bombardements intensifs, un calendrier susceptible d’évoluer en fonction de la situation sur le terrain, notamment du sort du guide suprême Ali Khamenei, ciblé par Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré que « les indications se multiplient » quant à sa mort, une information démentie par Téhéran.
Donald Trump a confirmé s’être entretenu samedi avec le dirigeant israélien, évoquant une « conversation excellente » et une « coordination totale ». La Maison-Blanche a par ailleurs indiqué qu’il avait échangé avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis, ainsi qu’avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
ÉCRIT PAR LE MANIFEST
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