Une sénatrice américaine dénonce une guerre « fondée sur des mensonges »

Publié le 4 mars 2026 à 17:09

Après un briefing confidentiel au Congrès, la sénatrice américaine Elizabeth Warren accuse l’administration Trump d’avoir lancé la guerre contre l’Iran sans justification claire ni stratégie de sortie. Une déclaration explosive qui ravive le débat à Washington sur la légalité et les objectifs du conflit.

Par Le Manifest 

Une sénatrice américaine dénonce une guerre « fondée sur des mensonges »

Sénatrice Elizabeth Warren — Photographe : Al Drago / Bloomberg.

 

La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a vivement critiqué l’offensive américaine contre l’Iran, affirmant que le conflit lancé par l’administration de Donald Trump repose sur « des mensonges » et qu’aucune stratégie claire n’a été présentée au Congrès pour en sortir.

Selon des déclarations de la sénatrice après un briefing confidentiel avec les conseillers de la Maison-Blanche, l’administration américaine n’aurait fourni « aucune justification claire » pour la guerre en cours ni de plan crédible pour la terminer. « C’est pire que ce que vous imaginez, et vous avez raison d’être inquiets. L’administration Trump n’a aucun plan pour l’Iran », a-t-elle affirmé dans une vidéo publiée sur la plateforme X.

Warren a qualifié l’intervention militaire, déclenchée quelques jours plus tôt, « d'illégale » et « construite sur des mensonges », estimant qu’elle a été engagée sans menace imminente contre les États-Unis. Elle a également dénoncé un conflit « inutile » ayant déjà coûté des vies humaines. « Comme beaucoup d’entre vous, je suis profondément en colère contre ce que fait Trump et attristée par les personnes déjà tuées dans cette guerre inutile », a-t-elle déclaré.

La critique de la sénatrice intervient après une série de briefings confidentiels organisés au Congrès par plusieurs hauts responsables de l’administration américaine. Le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le directeur de la Central Intelligence Agency John Ratcliffe et le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, ont présenté aux parlementaires une évaluation de l’opération militaire menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

D’après les démocrates présents lors des réunions, les responsables de l’exécutif n’ont pas détaillé de stratégie de sortie du conflit. Certains élus accusent la Maison-Blanche de risquer d’entraîner les États-Unis dans « une nouvelle guerre éternelle », faisant référence aux longues interventions militaires américaines en Irak et en Afghanistan.

Face à ces inquiétudes, le Congrès américain se prépare à examiner des résolutions visant à limiter les pouvoirs du président en matière d’engagement militaire. Le Sénat doit voter sur ces textes mercredi, tandis que la Chambre des représentants devrait se prononcer jeudi. L’objectif est d’empêcher la poursuite d’attaques contre l’Iran sans autorisation explicite du Congrès.

L’escalade actuelle a débuté après une attaque conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Les frappes ont ciblé des installations militaires, des systèmes de défense aérienne et des plateformes de lancement de missiles. L’opération aurait également entraîné la mort de nombreux responsables militaires iraniens, dont le guide suprême Ali Khamenei.

En réponse, Téhéran a lancé une vaste vague de missiles visant plusieurs zones en Israël, provoquant des victimes et des dégâts sur des infrastructures. L’Iran aurait également mené des attaques contre certains alliés des États-Unis dans la région du Golfe.

 

ÉCRIT PAR LE MANIFEST

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.