Des tensions émergent au sommet du pouvoir américain. Entre inquiétudes économiques et pressions politiques, Donald Trump fait face à des divisions internes sur la stratégie et l’issue de la guerre contre l’Iran.
Par Le Manifest
La Maison-Blanche a affirmé que Trump est le décisionnaire final, et que son équipe se concentre sur la réalisation des objectifs de l’opération militaire (Agence Anadolu).
Des divisions internes émergent au sein de la Maison-Blanche autour de la gestion de la guerre contre l’Iran, révélant des désaccords entre les conseillers du président américain Donald Trump sur la manière et le moment d’annoncer une éventuelle « victoire » militaire, alors que le conflit continue de s’étendre au Moyen-Orient.
Plusieurs responsables de l’administration américaine s’opposent sur la communication officielle concernant l’évolution de la guerre.
Certains conseillers mettent en garde contre les conséquences économiques du conflit, notamment la hausse des prix de l’énergie et du carburant, tandis qu’un courant plus dur au sein de l’administration pousse Donald Trump à poursuivre l’offensive militaire contre Téhéran.
D’après un conseiller présidentiel et d’autres sources proches des discussions, le président aurait insisté lors de réunions privées sur le fait qu’il ne souhaitait pas un retrait prématuré des opérations, Donald Trump aurait affirmé vouloir « terminer la mission », selon ces sources.
Dans le même temps, certains membres de son entourage lui auraient recommandé de mettre fin au conflit d’une manière pouvant être présentée comme une victoire politique, même si la majorité des dirigeants iraniens restent en place.
Le président américain a lancé l’opération militaire le 28 février, promettant alors des objectifs stratégiques ambitieux, mais ces derniers jours, le ton de la Maison-Blanche semble évoluer, Donald Trump décrivant désormais la campagne comme une opération limitée ayant déjà atteint une grande partie de ses objectifs.
Selon plusieurs sources informées, des conseillers économiques de l’administration, notamment issus du département du Trésor et du Conseil économique national, ont alerté la Maison-Blanche sur les risques d’une flambée durable des prix du pétrole et de l’essence liée à la guerre.
Une telle hausse pourrait fragiliser le soutien de l’opinion publique américaine à l’opération militaire.
Des conseillers politiques de la Maison-Blanche, parmi lesquels la cheffe de cabinet Susie Wiles et son adjoint James Blair, partageraient ces inquiétudes. Ils plaident pour une redéfinition plus restreinte du concept de « victoire » et encouragent la communication autour d’une opération militaire limitée, susceptible de se conclure rapidement.
À l’inverse, plusieurs figures influentes du Parti républicain appellent à une intensification de la pression militaire contre l’Iran. Parmi eux figurent les sénateurs Lindsey Graham et Tom Cotton, ainsi que le commentateur conservateur Mark Levin.
Ces responsables estiment que Washington doit poursuivre les frappes afin d’empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire et de répondre fermement à toute attaque visant les forces ou les intérêts américains dans la région.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a rejeté les informations évoquant des dissensions internes.
Dans un communiqué, elle a dénoncé « des rumeurs et spéculations provenant de sources anonymes qui n’ont participé à aucune discussion avec le président Trump ».
Elle a toutefois confirmé que Donald Trump écoute différentes opinions avant de prendre une décision finale, tout en rappelant que « le président reste le seul décisionnaire ». Selon elle, l’équipe présidentielle demeure « entièrement concentrée sur l’atteinte des objectifs de l’opération militaire baptisée Epic Fury ».
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