Donald Trump affirme que l’Iran a été « détruit » militairement et exhorte les navires à traverser le détroit d’Hormuz malgré les menaces de Téhéran, alors que la guerre provoque un choc majeur sur les marchés pétroliers.
Par Le Manifest
Trump affirme que l’Iran planifiait de prendre le contrôle total du Moyen-Orient. Photo AFP
Le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran avait été largement neutralisé militairement, tout en exhortant les navires commerciaux à continuer de naviguer dans le détroit d’Hormuz, malgré les tensions croissantes dans la région.
S’exprimant sur la chaîne américaine Fox News, le dirigeant américain a commenté les derniers développements de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Selon lui, Téhéran ne disposerait plus de capacités navales significatives, affirmant que « toutes ses flottes ont été coulées ».
Dans le même temps, Trump a appelé les navires présents dans le détroit d’Hormuz à ne pas céder à la peur face aux menaces iraniennes. « Les navires doivent faire preuve de courage et traverser le détroit d’Hormuz », a-t-il déclaré.
Le président américain a également affirmé que les frappes menées contre l’Iran avaient été d’une ampleur inédite. « Nous avons détruit l’Iran d’une manière que personne n’avait jamais faite auparavant, même s’il reste encore quelques vestiges », a-t-il ajouté.
Trump a en outre accusé Téhéran d’avoir cherché à dominer l’ensemble du Moyen-Orient. Selon lui, l’Iran « planifiait de contrôler complètement la région ».
Au cours de son entretien, Trump a également évoqué la situation du nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien guide Ali Khamenei, récemment tué dans une frappe, le président américain a indiqué que le nouveau dirigeant iranien serait toujours en vie, bien que son état reste incertain, « Je pense que Mojtaba Khamenei est encore en vie, d’une manière ou d’une autre », a-t-il déclaré.
La déclaration intervient alors que le nouveau guide suprême iranien a ordonné jeudi le maintien de la fermeture du détroit d’Hormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce mondial de l’énergie, le Corps des gardiens de la révolution islamique a rapidement promis d’appliquer cette décision.
Parallèlement, les autorités iraniennes ont laissé entendre que certains navires appartenant à des pays jugés « non hostiles » pourraient être autorisés à traverser le détroit.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a confirmé que plusieurs États avaient contacté Téhéran pour demander l’autorisation de passage, « Certains pays nous ont parlé du transit dans le détroit et nous avons coopéré avec eux », a-t-il déclaré sans préciser lesquels.
Il a cependant averti que les pays impliqués dans les opérations militaires contre l’Iran ne devraient pas s’attendre à bénéficier d’un passage sécurisé.
Donald Trump a également insisté sur le fait que sa priorité restait d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, même si le conflit provoque une flambée des prix du pétrole.
Selon plusieurs indicateurs du marché, les prix du brut ont augmenté d’environ 50 % depuis le début de la guerre, en raison des perturbations dans l’approvisionnement énergétique.
Dans ce contexte, l’armée américaine a annoncé jeudi avoir frappé près de 6 000 cibles depuis le début de la guerre contre l’Iran le 28 février.
De son côté, Téhéran a menacé de frapper sévèrement l’industrie pétrolière et gazière régionale si ses propres infrastructures énergétiques venaient à être attaquées.
La guerre au Moyen-Orient provoque déjà ce que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) décrit comme « la plus grande perturbation de l’approvisionnement pétrolier de l’histoire du marché mondial ».
La navigation commerciale est presque totalement paralysée dans le détroit d’Hormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés dans le monde.
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