Des analystes estiment que le vice-président américain et le secrétaire d’État cherchent à démontrer leur loyauté sans devenir des handicaps politiques pour leur camp.
Un premier aperçu de la bataille pour la succession politique du président américain Donald Trump à la tête du ticket républicain s’est joué la semaine dernière dans un style typiquement trumpien, lorsque le vice-président J.D. Vance a été temporairement relégué au rôle de porte-parole de la Maison Blanche.
Son passage d’une heure à répondre aux questions du « lion’s den » de la presse présidentielle a donné lieu à des déclarations mêlant critiques envers les médias et démentis classiques propres aux responsables politiques ambitieux.
« C’est insensé. Vous devez vraiment vous comporter correctement », a-t-il lancé aux journalistes, avant d’ajouter : « Je ne suis pas un futur candidat, je suis vice-président. Et j’aime vraiment mon travail. »
L’intervention de Vance mardi au pupitre fait suite à une apparition similaire, deux semaines plus tôt, de son potentiel rival dans la course présidentielle, le secrétaire d’État Marco Rubio.
L’intérêt pour cette course de succession a pris une dimension particulière en Chine après la première visite officielle de Rubio à Pékin aux côtés de Trump, malgré des sanctions imposées en 2020 en raison de sa position de faucon sur la Chine et de ses critiques des droits humains au Xinjiang, à Hong Kong et au Tibet lorsqu’il était sénateur — des accusations que Pékin réfute.
Les premiers retours dans ce « concours de popularité » version porte-parole semblent favoriser Marco Rubio, qui a plaisanté, échangé avec les journalistes et cité des paroles de hip-hop, tandis que les tentatives d’humour de Vance ont, pour la plupart, manqué leur effet.
ÉCRIT PAR SAHBY MEHALLA
Tags : États-Unis • Parti républicain • J.D. Vance • Marco Rubio • Succession Trump
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