Une nuit de terreur en Cisjordanie et un espionnage iranien qui inquiète Israël

Publié le 24 février 2026 à 16:29

Violences contre des familles palestiniennes, espionnage iranien qualifié d’inédit et opération diplomatique américaine en coulisses, les nouvelles lignes de fracture d’un Proche-Orient sous très haute tension.

Par @sahbymehalla

Une nuit de terreur en Cisjordanie et un espionnage iranien qui inquiète Israël

Un double choc au Proche-Orient. D’un côté, le drame humain vécu par des familles palestiniennes contraintes de fuir leurs terres en Cisjordanie sous la pression d’attaques répétées de colons. De l’autre, la montée d’une inquiétude sécuritaire sans précédent en Israël face à l’intensification des opérations d’espionnage attribuées à l’Iran.

Plusieurs villages palestiniens de Cisjordanie occupée ont été progressivement vidés de leurs habitants après des mois, parfois des années, de violences. Le calvaire de la famille de Rizq Abou Naïm, qui a quitté son domicile le week-end dernier après deux années marquées par des agressions quasi quotidiennes. 

L’épisode déclencheur survient lorsque des colons armés font irruption dans la maison familiale et frappent brutalement ses occupants. Lorsque le fils et un neveu tentent d’intervenir, des tirs sont ouverts et les blessent. Cette séquence illustre, une dynamique de déplacement forcé alimentée par la violence et la peur.

Sur le front intérieur israélien, The Jerusalem Post fait état d’une alerte majeure au sein de l’appareil sécuritaire. Citant un rapport du Shin Bet, le journal évoque plus de 150 affaires d’espionnage liées à l’Iran au cours des deux dernières années, une intensité qualifiée d’« inédite ». Les profils des personnes mises en cause ne se limitent pas à des civils : des soldats de l’armée régulière, des réservistes et même des étudiants d’écoles religieuses ultra-orthodoxes figurent parmi les suspects. Ces données révèlent des failles préoccupantes dans la capacité de l’État à contrer l’infiltration des services iraniens.

La dimension diplomatique se joue à Washington. L’administration de Donald Trump mène en coulisses une série de contacts avec plusieurs capitales arabes afin d’apaiser la polémique provoquée par les propos du nouvel ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee. Ce dernier avait affirmé qu’Israël pourrait légitimement contrôler de vastes portions du Moyen-Orient, déclenchant une onde de choc régionale. Selon des responsables cités par le média américain, la Maison-Blanche insiste auprès de ses partenaires sur le caractère personnel de ces déclarations, assurant qu’elles ne traduisent aucun changement de la ligne officielle de la politique étrangère américaine.

Ces développements simultanés dessinent un paysage régional sous tension extrême, où crise humanitaire, guerre de l’ombre entre services de renseignement et gestion diplomatique des controverses s’entrecroisent. Une configuration qui confirme l’entrée du dossier proche-oriental dans une phase de volatilité stratégique accrue.

 

ÉCRIT PAR : SAHBY MEHALLA

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