Iran dément toute attaque contre Oman

Publié le 3 mars 2026 à 18:31

Téhéran nie toute implication après des frappes de drones visant des ports omanais. Entre démentis officiels, tensions régionales et rôle stratégique d’Oman dans les négociations, la crise s’intensifie au Moyen-Orient.

Par Le Manifest

Iran dément toute attaque contre Oman

Un pétrolier en flammes au large de la péninsule de Musandam, dans le sultanat d’Oman, après une attaque présumée dans un contexte d’escalade régionale au Moyen-Orient. Illustration générée par IA / Le Manifest

 

L’Iran a catégoriquement nié, mardi 3 mars, avoir mené la moindre opération militaire contre le territoire ou les infrastructures portuaires du sultanat d’Oman, alors que des incidents sécuritaires ont été signalés ces derniers jours dans le pays.

Selon l’agence iranienne Tasnim, citée par les médias officiels, le centre de communication de l’état-major général des forces armées iraniennes a rejeté « de manière catégorique » toute implication dans une attaque visant « le territoire et les ports du sultanat d’Oman », qualifié de « pays frère et ami ».

Cette mise au point intervient après des informations rapportées par l’agence de presse omanaise faisant état d’une frappe de drones contre un réservoir de carburant au port commercial de Duqm. L’attaque aurait eu lieu deux jours après un précédent bombardement contre le même site. Les autorités locales ont indiqué que les dégâts avaient été maîtrisés et qu’aucune victime n’était à déplorer. Aucune partie ni aucun État n’a été formellement désigné comme responsable.

Parallèlement, le quartier général militaire iranien de Khatam al-Anbiya a affirmé que les forces iraniennes « n’entretiennent aucune hostilité envers les pays voisins » et demeurent engagées à préserver « la sécurité et les intérêts des musulmans ». Téhéran soutient ne cibler « que l’entité sioniste, les positions de l’armée américaine et ses intérêts dans la région ».

Les autorités omanaises ont également annoncé la chute d’un drone près du port de Salalah, ainsi que de deux autres appareils dans l’espace aérien de la province de Dhofar, sans faire état de pertes humaines.

Le port de Duqm avait déjà été visé dimanche, marquant la première attaque enregistrée sur le territoire omanais depuis le début de la nouvelle phase d’escalade régionale. Oman jouait jusqu’ici un rôle de médiateur discret entre Washington et Téhéran dans le dossier sensible du programme nucléaire iranien.

Depuis samedi matin, Israël et les États-Unis ont intensifié leurs opérations contre l’Iran. Les combats auraient fait des centaines de morts et de blessés, parmi lesquels figurent des responsables militaires et sécuritaires de haut rang, selon plusieurs sources régionales.

Dans ce contexte de tension maximale, le démenti iranien vise clairement à éviter l’élargissement du conflit à un acteur du Golfe jusqu’ici resté en marge des hostilités. Reste à savoir si la dynamique actuelle permettra de contenir l’embrasement ou si la région s’oriente vers une confrontation plus large.

 

ÉCRIT PAR LE MANIFEST

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