L’Iran affirme contrôler totalement le détroit d’Ormuz

Publié le 4 mars 2026 à 10:43

Téhéran affirme contrôler totalement le détroit d’Ormuz, artère stratégique par laquelle transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Washington promet de protéger les pétroliers. Une crise qui pourrait secouer les marchés énergétiques et la sécurité maritime mondiale.

Par Le Manifest

L’Iran affirme contrôler totalement le détroit d’Ormuz

Photo : AP News

 

L’Iran affirme avoir pris le contrôle total du détroit d’Ormuz, l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde pour le commerce du pétrole. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions militaires croissantes dans le Golfe, tandis que Washington promet de sécuriser les routes maritimes pour garantir l’approvisionnement énergétique mondial.

Selon l’agence iranienne Fars, citée par plusieurs médias internationaux, le haut responsable naval des Gardiens de la révolution, Mohammad Akbarzadeh, a déclaré que « le détroit d’Ormuz est désormais sous le contrôle total des forces navales du Corps des Gardiens de la révolution islamique ». Le responsable iranien affirme que plus de dix pétroliers auraient été pris pour cible dans la zone après avoir ignoré les avertissements de Téhéran, ajoutant qu’aucun navire commercial ou pétrolier ne pourrait désormais traverser la zone depuis l’annonce de la fermeture du passage maritime.

Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman à l’entrée du Golfe, constitue l’un des points névralgiques de l’économie mondiale. 

Près de 20 % du pétrole mondial transite par ce corridor maritime stratégique, soit environ 20 millions de barils par jour, transportés par une soixantaine de navires quotidiens. Toute perturbation prolongée dans cette zone pourrait donc avoir des conséquences immédiates sur les marchés énergétiques et les chaînes logistiques internationales.

Face à cette escalade, le président américain Donald Trump a affirmé que la marine américaine pourrait escorter les pétroliers dans le détroit si la situation l’exigeait. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a assuré que les États-Unis garantiraient « la libre circulation de l’énergie vers le reste du monde ».

La veille, le président américain avait également annoncé avoir demandé à la U.S. International Development Finance Corporation de fournir des garanties financières et des assurances pour les navires traversant le Golfe, afin de limiter les risques liés aux attaques ou aux tensions militaires.

La situation a déjà des conséquences directes pour le secteur maritime. Plusieurs compagnies d’assurance spécialisées dans le transport maritime ont informé leurs clients qu’elles pourraient suspendre la couverture des dommages liés à un conflit armé dans les eaux du Golfe. Dans le même temps, des dizaines de navires commerciaux et pétroliers restent immobilisés dans la région, dans l’attente d’une clarification de la situation sécuritaire.

Des groupes maritimes européens surveillent de près l’évolution du conflit, certains navires préférant retarder leur traversée afin d’éviter une zone devenue potentiellement explosive pour le commerce international.

Le détroit d’Ormuz reste l’un des goulets d’étranglement énergétiques les plus sensibles de la planète. Situé entre les côtes iraniennes et omanaises, il constitue le principal corridor d’exportation pour les producteurs du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, l’Irak et le Qatar.

Toute tentative de blocage ou de contrôle militaire de cette route maritime pourrait provoquer une flambée immédiate des prix du pétrole, perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales et accentuer les tensions géopolitiques déjà élevées dans la région.

Dans ce contexte, les prochaines décisions militaires et diplomatiques à Washington, Téhéran et dans les capitales du Golfe pourraient déterminer si la crise reste un bras de fer stratégique ou si elle se transforme en confrontation maritime majeure au cœur du commerce énergétique mondial.

 

ÉCRIT PAR LE MANIFEST

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.