Un ayatollah iranien appelle à « verser le sang de Trump »

Publié le 5 mars 2026 à 17:49

En pleine escalade militaire entre l’Iran, les États-Unis et Israël, un influent ayatollah appelle publiquement à « verser le sang de Trump ». Une déclaration choc qui fait grimper la tension au Moyen-Orient et alimente les craintes d’un conflit régional majeur.

Par Le Manifest

Un ayatollah iranien appelle à « verser le sang de Trump »

ayatollah Abdollah Javadi Amoli / Getty Images

 

Cette sortie intervient alors que la guerre entre l’Iran d’un côté et les États-Unis et Israël de l’autre s’intensifie depuis le week-end. Selon plusieurs responsables occidentaux et régionaux, les premières frappes ont visé la direction politique iranienne, des installations nucléaires ainsi que des capacités balistiques stratégiques.

Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a dénoncé ce qu’il qualifie « d’atrocité en mer » après le naufrage d’une frégate iranienne dans l’océan Indien. Selon lui, le navire Dena, qui transportait près de 130 marins et se trouvait en visite auprès de la marine indienne, aurait été frappé en eaux internationales par les forces américaines, causant la mort d’au moins 87 marins. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a averti que les États-Unis « regretteront amèrement le précédent qu’ils viennent de créer ».

Sur le terrain, la confrontation militaire s’étend désormais à l’ensemble de la région. Israël a signalé plusieurs attaques de missiles visant son territoire, déclenchant des sirènes d’alerte à Tel-Aviv et Jérusalem, tandis que la télévision d’État iranienne affirme que de nouvelles frappes ont également ciblé des bases militaires américaines.

À Washington, Donald Trump a salué les opérations militaires américaines, affirmant que l’armée américaine « se débrouille très bien sur le front de la guerre ». Au Sénat, les élus républicains ont soutenu l’offensive en rejetant une résolution qui visait à suspendre l’intervention militaire contre l’Iran.

Le conflit a déjà fait de lourdes victimes. Selon les autorités locales, plus de 1 000 personnes ont été tuées en Iran, plus de 70 au Liban et une douzaine en Israël. Les conséquences économiques se font également sentir, perturbations des exportations de pétrole et de gaz, blocages du transport maritime international et centaines de milliers de voyageurs bloqués au Moyen-Orient.

Dans la région, plusieurs gouvernements se préparent désormais au pire. Le ministère qatari de l’Intérieur a annoncé l’évacuation temporaire de résidents vivant près de l’ambassade américaine à Doha, par mesure de précaution. Cette décision intervient alors que les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé de provoquer « la destruction complète des infrastructures militaires et économiques de la région ».

L’escalade militaire actuelle fait craindre un embrasement régional majeur, alors que plusieurs puissances internationales surveillent de près l’évolution de la situation au Moyen-Orient.

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