Un discours décousu de Donald Trump relance les doutes sur ses capacités mentales et enflamme les réseaux. Décryptage d’une séquence qui inquiète jusqu’à ses propres observateurs.
Un internaute a déclaré sans détour que Trump « a besoin d’aide ». (Image : Getty Images).
ÉTATS-UNIS — Le président américain Donald Trump suscite de nouvelles interrogations sur son état de santé mentale après une intervention controversée lors d’un forum en Floride.
Lors de sa prise de parole au Future Investment Initiative à Miami, le 27 mars, le dirigeant de 79 ans a enchaîné un long discours décousu, difficile à suivre pour de nombreux observateurs, déclenchant une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Au cours de son intervention, Donald Trump a évoqué, de manière jugée confuse, l’absence de prix Nobel de la paix à son palmarès, affirmant ne pas s’en soucier tout en critiquant la crédibilité de la Norvège.
Il a également revendiqué avoir stoppé huit conflits internationaux et évité une guerre nucléaire entre l’Inde et le Pakistan, notamment grâce à la menace d’imposer des droits de douane de 250 %.
« Vous savez comment je les ai arrêtés ? J’ai dit : si vous continuez à vous battre, j’imposerai une taxe de 250 % », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Arrêter les guerres, je pense que je le fais mieux que quiconque. »
Rapidement diffusée sur les plateformes sociales, la séquence a suscité de vives réactions. De nombreux internautes ont pointé un discours incohérent, évoquant une succession d’idées sans lien apparent.
Certains commentaires comparent ses propos à ceux d’un interlocuteur désorienté, tandis que d’autres s’inquiètent plus frontalement de sa capacité à exercer ses fonctions, plusieurs utilisateurs jugent la situation « inquiétante », dépassant le simple cadre de la polémique politique.
Cette controverse intervient alors que Donald Trump met régulièrement en avant ses résultats à des tests cognitifs. Il affirme être « le seul président » à en avoir passé à plusieurs reprises, assurant les avoir réussis avec succès.
Cependant, cette stratégie de communication est contestée par certains experts, le cardiologue Jonathan Reiner, ancien conseiller médical sous George W. Bush, estime que se vanter de performances à des tests de dépistage de troubles cognitifs peut s’avérer contre-productif, il souligne notamment que ces évaluations reposent sur des exercices simples, comme l’identification d’objets ou des calculs basiques.
Face aux critiques, l’administration présidentielle a rapidement réagi, une porte-parole de la Maison Blanche a mis en avant « la vivacité mentale, l’énergie exceptionnelle et l’accessibilité historique » de Donald Trump, affirmant qu’elles contrastent nettement avec celles de l’administration précédente.
À 79 ans, Donald Trump demeure le président en exercice le plus âgé de l’histoire des États-Unis, un facteur qui alimente régulièrement le débat public sur la question de l’aptitude physique et mentale des dirigeants politiques.
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