Guerre contre l’Iran, les capitales occidentales divisées entre soutien, condamnation et appels à la désescalade

Publié le 28 février 2026 à 21:10

Soutiens militaires, condamnations fermes et appels urgents à la désescalade, les capitales occidentales affichent leurs lignes de fracture après les frappes contre l’Iran, révélant un équilibre géopolitique plus fragile que jamais et le spectre d’un embrasement régional.

Par Le Manifest

Guerre contre l’Iran, les capitales occidentales divisées entre soutien, condamnation et appels à la désescalade

Des ruines subsistent au lendemain d’une frappe américano-israélienne à Téhéran, en Iran, samedi 28 février 2026. (Photo AP / Amir Kholousi / ISNA)

 

Les frappes militaires conjointes menées samedi par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont déclenché une vague de réactions internationales révélant de profondes divergences au sein du camp occidental. Entre soutien explicite à l’opération, critiques fermes et appels pressants à la retenue, les grandes puissances ont affiché des positions contrastées face à une escalade susceptible de déstabiliser l’ensemble du Moyen-Orient.

Cette offensive, qui intervient dans un climat régional déjà sous haute tension, a poussé plusieurs États à réclamer une désescalade immédiate afin d’éviter un embrasement généralisé.

Londres confirme son engagement militaire aux côtés de Washington

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a confirmé la participation des forces britanniques à des opérations défensives menées en coordination avec les États-Unis. Londres a simultanément exhorté Téhéran à cesser ses frappes et à revenir à la voie diplomatique.

Ottawa soutient l’opération contre la menace nucléaire iranienne

Le Canada a affiché son appui à l’initiative américaine, la présentant comme une mesure visant à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire et à préserver la paix et la sécurité internationales.

Kiev accuse Téhéran d’alimenter la violence

L’Ukraine a, pour sa part, mis en cause la responsabilité du régime iranien dans l’escalade des violences, notamment en lien avec la répression des mouvements de contestation.

Paris alerte sur le risque d’une guerre régionale

Le président Emmanuel Macron a appelé à la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, mettant en garde contre les conséquences d’un conflit de grande ampleur. Le chef de l’État français a insisté sur la nécessité pour l’Iran d’engager des négociations sérieuses et de mettre fin à ses programmes nucléaire et balistique.

Berlin plaide pour la reprise des négociations

L’Allemagne a souligné l’impératif de protéger les civils et d’éviter toute frappe indiscriminée, appelant à relancer les discussions sur le nucléaire iranien.

Madrid défend le droit international et le dialogue

L’Espagne a demandé un arrêt immédiat des attaques, une désescalade rapide et le respect du droit international, estimant que seule la voie diplomatique permettra d’éviter l’élargissement du conflit.

Moscou dénonce une attaque « dangereuse et irresponsable »

La Russie a vivement critiqué l’opération américaine et israélienne, la qualifiant « d'acte dangereux et irresponsable » susceptible de précipiter le Moyen-Orient « au bord de l’abîme ».

Islamabad condamne des frappes jugées injustifiées

Le Pakistan a dénoncé des attaques « non provoquées » contre l’Iran. Le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie Ishaq Dar a appelé à un arrêt immédiat de l’escalade et à une reprise urgente du dialogue pour parvenir à une solution négociée.

Téhéran saisit le Conseil de sécurité

L’Iran a demandé une intervention immédiate du Conseil de sécurité de l’ONU pour mettre fin à ce qu’il qualifie « d’agression illégale » des États-Unis et d’Israël. Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a exhorté l’instance à prendre des mesures « urgentes et nécessaires » pour stopper ce qu’il décrit comme un recours illégal à la force.

 

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