Londres s’aligne sur une posture défensive au Moyen-Orient et exclut toute participation aux frappes contre l’Iran

Publié le 28 février 2026 à 21:27

Keir Starmer engage les forces britanniques pour protéger alliés et intérêts sans participer aux frappes contre l’Iran, tout en appelant à une désescalade urgente pour éviter l’embrasement du Moyen-Orient.

Par Sahby Mehalla

Londres s’aligne sur une posture défensive au Moyen-Orient et exclut toute participation aux frappes contre l’Iran

Starmer, il ne faut jamais permettre à l’Iran de développer une arme nucléaire (EPA)

 

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé samedi l’engagement de forces et d’appareils militaires du Royaume-Uni dans des opérations défensives coordonnées destinées à protéger les intérêts nationaux et ceux de ses alliés dans la région, tout en affirmant que Londres ne participe pas aux frappes américaines et israéliennes visant l’Iran.

Dans une déclaration vidéo publiée sur la plateforme X, le chef du gouvernement a précisé que les avions britanniques étaient actuellement déployés dans le cadre « d'opérations défensives régionales coordonnées », menées conformément au droit international. Il a également indiqué que le niveau de protection des bases et du personnel britanniques avait été relevé au maximum. Keir Starmer a réaffirmé que la priorité stratégique du Royaume-Uni et de ses partenaires restait d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.

Cette prise de position intervient après des frappes ayant visé de hauts responsables iraniens, une escalade qui fait basculer le Moyen-Orient dans une nouvelle phase de tension. Le président américain Donald Trump a présenté ces opérations comme un moyen d’éliminer une menace sécuritaire pour Washington et d’offrir, selon ses termes, « une opportunité aux Iraniens de renverser leurs dirigeants ».

Le locataire du 10 Downing Street a néanmoins tenu à souligner que son pays n’avait pris aucune part aux attaques, tout en qualifiant le régime iranien de « profondément répréhensible ». Il a multiplié dans la journée les échanges avec ses homologues français et allemand à la suite d’une réunion du comité d’urgence Cobra consacrée à la gestion de la crise.

Dans une déclaration conjointe, les dirigeants européens ont fermement condamné les attaques iraniennes contre des États de la région et appelé à une reprise des négociations, exhortant Téhéran à privilégier une solution diplomatique. Keir Starmer a insisté sur la nécessité d’une désescalade rapide afin d’éviter un embrasement régional, estimant que l’Iran pouvait « mettre fin au conflit immédiatement » en cessant ses frappes, en abandonnant ses programmes d’armement et en mettant un terme à la répression interne.

Sur le plan sécuritaire, Londres a parallèlement déconseillé à ses ressortissants tout déplacement en Israël et dans les territoires palestiniens. Le gouvernement a également recommandé aux citoyens britanniques présents dans la zone de rejoindre des pays du Golfe, après le transfert du personnel de l’ambassade hors de Tel-Aviv vers un autre site en Israël.

Cette séquence confirme la ligne britannique, soutien militaire défensif aux alliés, pression diplomatique sur Téhéran et refus d’une implication directe dans des frappes offensives, dans un contexte où le risque d’extension du conflit à l’ensemble de la région reste élevé.

 

ÉCRIT PAR SAHBY MEHALLA

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