Drones IA, missiles nouvelle génération et F-35 en action. La guerre en Iran devient un laboratoire grandeur nature pour les technologies militaires américaines les plus avancées. Découvrez les armes qui redessinent déjà le champ de bataille.
Par Le Manifest
Des drones Low-cost Unmanned Combat Attack System (LUCAS) positionnés au sein du Commandement central des États-Unis
En moins d’une semaine, la guerre en Iran a déjà donné lieu à une série remarquable de premières militaires qui lèvent le voile sur une armée américaine dopée à l’intelligence artificielle et équipée d’armes de nouvelle génération. Ces opérations mettent en lumière une évolution rapide des capacités technologiques de Washington sur le champ de bataille.
Selon les autorités américaines, plusieurs de ces innovations ont été déployées dans le cadre de l’opération baptisée “Epic Fury”, une campagne militaire menée contre des cibles iraniennes. L’administration de Donald Trump n’a d’ailleurs pas hésité à revendiquer publiquement ces démonstrations technologiques. Lors d’un briefing au Pentagone, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a affirmé que Washington « frappe Téhéran alors qu’il est déjà affaibli, et c’est exactement ce qu’il faut faire ».
Parmi les éléments les plus remarqués figure l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle développés par Anthropic, malgré les critiques publiques de Donald Trump envers cette entreprise. Selon The Wall Street Journal, ces technologies auraient été employées dans l’opération militaire.
Les commandements militaires américains utilisent déjà l’IA pour analyser des documents, optimiser la logistique, simuler des scénarios de combat ou encore identifier des objets dans les flux vidéo de drones.
Le conflit marque également les débuts opérationnels de deux armes très attendues. L’armée américaine a pour la première fois utilisé les missiles balistiques frappe de précision, et les drones Système d’attaque de combat sans pilote à faible coût.
Le missile PrSM, développé par Lockheed Martin, est compatible avec les systèmes d’artillerie mobile HIMARS, quant au drone LUCAS, vendu environ 35 000 dollars l’unité, il s’inspire du drone iranien Shahed drone, utilisé également par la Russie sous le nom Geran et par les rebelles houthis.
Dans une vidéo préenregistrée, le chef du commandement central américain Brad Cooper a déclaré que les ingénieurs américains avaient repris ce concept « pour l’améliorer et le renvoyer contre l’Iran ».
Autre moment marquant du conflit, l’avion furtif F35 Lightning II semble connaître une percée opérationnelle majeure.
Selon l’armée israélienne, un F35I de l’armée de l’air israélienne a abattu un avion d’entraînement et d’attaque iranien Yak130, un événement décrit comme la première destruction d’un avion piloté par un F35 dans l’histoire.
De leur côté, des F35B de la Royal Air Force ont intercepté des drones au-dessus de la Jordanie avec le soutien d’avions Typhoon et d’un ravitailleur Voyager, selon le ministère britannique de la Défense.
La marine américaine a également marqué l’histoire navale récente. Un sous-marin de l’US Navy aurait coulé un navire de guerre iranien dans l’océan Indien avec une seule torpille Mk 48 torpedo.
Il s’agirait de la première attaque américaine à la torpille ayant coulé un navire ennemi depuis la Seconde Guerre mondiale. Lors du même briefing au Pentagone, le chef d’état-major interarmées Dan Caine a estimé que cette opération démontre « la portée mondiale incroyable des États-Unis ».
Malgré ces succès revendiqués, certains observateurs appellent à la prudence. Le récit officiel du Pentagone insiste sur l’efficacité de ces nouveaux systèmes d’armes, mais les éventuels dysfonctionnements ou limites techniques pourraient mettre du temps à apparaître. Le département de la Défense reste par ailleurs une organisation réputée lente et coûteuse, où le développement d’armes peut prendre des années et dépasser largement les budgets initiaux.
ÉCRIT PAR LE MANIFEST
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