Des avions russes interceptés près de l’Alaska par des chasseurs américains et canadiens

Publié le 5 mars 2026 à 17:22

États-Unis et Canada ont déployé en urgence des chasseurs après l’approche d’avions militaires russes près de l’Alaska. Une nouvelle démonstration de force qui relance les tensions aériennes dans l’Arctique.

Par Le Manifest

Des avions russes interceptés près de l’Alaska par des chasseurs américains et canadiens

Photo : Pixabay/ Pexels

 

Les États-Unis et le Canada ont déployé plusieurs avions de chasse après la détection d’appareils militaires russes à proximité de l’Alaska, un épisode qui illustre une nouvelle fois la tension persistante autour de l’espace aérien nord-américain. 

Selon le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), deux avions russes TU-142, spécialisés dans la patrouille maritime et la lutte anti-sous-marine, ont été repérés dans la zone d’identification de défense aérienne située au large de l’Alaska.

D’après les autorités militaires, ces appareils n’ont pas pénétré l’espace aérien souverain des États-Unis ni celui du Canada. Ils ont néanmoins été escortés par des avions de chasse de NORAD jusqu’à ce qu’ils quittent la zone. Ce type d’intervention est devenu courant ces dernières années, Moscou multipliant les vols militaires à proximité de l’Amérique du Nord.

Pour suivre et surveiller ces avions russes, Washington et Ottawa ont mobilisé un dispositif aérien conséquent. Les États-Unis ont engagé deux chasseurs F-22 et deux F-35, appuyés par quatre avions ravitailleurs KC-135 ainsi qu’un avion radar E-3 AWACS chargé de la surveillance aérienne.

Le Canada a également pris part à l’opération en déployant deux chasseurs CF-18 et un avion ravitailleur CC-150. Selon NORAD, ces moyens ont permis d’identifier et d’escorter les appareils russes sans incident jusqu’à leur sortie de la zone.

La zone d’identification de défense aérienne (ADIZ) ne correspond pas à l’espace aérien national. Elle constitue une zone tampon où les autorités peuvent identifier et surveiller les avions s’approchant du territoire national avant qu’ils n’entrent dans l’espace souverain.

Selon NORAD, les avions russes détectés cette semaine se trouvaient bien dans cette zone mais n’ont jamais franchi les limites aériennes des États-Unis ou du Canada.

Ces rencontres aériennes se produisent régulièrement et ne sont généralement pas considérées comme une menace immédiate. Toutefois, plusieurs analystes militaires estiment que ces vols servent souvent à tester la rapidité et l’efficacité des systèmes de défense occidentaux.

Un incident similaire s’était déjà produit en février lorsque deux bombardiers stratégiques russes TU-95, accompagnés de deux chasseurs SU-35 et d’un avion de reconnaissance, avaient été interceptés près de la même région.

Dans un contexte géopolitique déjà tendu, ces opérations rappellent que l’Arctique et le nord du Pacifique restent des zones sensibles où les forces aériennes des grandes puissances se surveillent de près.

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