Après les frappes américaines contre l’Iran, les prix du carburant grimpent aux États-Unis et la Maison-Blanche cherche d’urgence des solutions pour calmer la colère des automobilistes et éviter une crise politique.
Par Le Manifest
La cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, Susie Wiles, est aperçue à la Maison-Blanche lundi à Washington. (Photo AP / Mark Schiefelbein).
À Washington, la flambée des prix du carburant s’impose soudain comme une priorité politique brûlante pour l’administration de Donald Trump.
Selon plusieurs sources proches du dossier, les équipes de la Maison-Blanche travaillent dans l’urgence pour tenter d’endiguer la hausse du prix à la pompe, provoquée par l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran et ses répercussions sur les infrastructures énergétiques du Golfe.
La cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, Susie Wiles, a demandé aux conseillers économiques et énergétiques de se présenter dans le Bureau ovale avec des propositions concrètes pour faire baisser rapidement les prix du carburant.
Deux dirigeants du secteur énergétique expliquent que la situation est désormais une priorité absolue au sein de l’aile Ouest. L’objectif est clair, trouver au plus vite des mesures capables d’atténuer la pression sur les consommateurs américains.
La hausse récente s’explique notamment par les frappes américaines contre l’Iran et les ripostes iraniennes visant certaines infrastructures énergétiques dans le Golfe. Cette escalade a immédiatement alimenté les inquiétudes sur les marchés pétroliers.
Le prix moyen de l’essence aux États-Unis a atteint environ 3,25 dollars le gallon, contre 2,98 dollars une semaine plus tôt, tandis que le baril de pétrole brut s’est brièvement rapproché des 78 dollars.
En coulisses, la tension est palpable, certains membres de l’administration, dont le secrétaire à l’Énergie Chris Wright et le secrétaire à l’Intérieur Doug Burgum, seraient vivement pressés de trouver des solutions rapides. Parmi les pistes étudiées figure la suspension temporaire de la taxe fédérale sur l’essence, une mesure qui nécessiterait toutefois l’approbation du Congrès et dont l’efficacité immédiate reste incertaine si les distributeurs conservent la marge.
Une autre option évoquée consisterait à renforcer la protection des installations énergétiques du Moyen-Orient grâce à des moyens militaires américains. Mais cette idée suscite déjà des réserves en Arabie saoudite, où la présence de troupes américaines sur le terrain reste un sujet politiquement sensible.
Officiellement, la Maison-Blanche tente de rassurer sur les effets à long terme. La porte-parole Karoline Leavitt a affirmé que la limitation de l’influence iranienne sur le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial du pétrole, pourrait à terme faciliter les flux énergétiques internationaux et stabiliser les marchés.
Pour l’instant, Donald Trump minimise la situation, estimant que les prix finiront par redescendre « encore plus bas qu’avant » lorsque la crise avec l’Iran se calmera. Mais l’enjeu politique est considérable.
Le coût de la vie reste une préoccupation majeure pour les électeurs américains. Si l’administration échoue à maîtriser rapidement la hausse des prix de l’énergie, cela pourrait peser lourdement sur les prochaines échéances électorales.
Ajouter un commentaire
Commentaires