Donald Trump critique ses alliés et suggère une fin de guerre en Iran sans réouverture du détroit d’Ormuz

Publié le 31 mars 2026 à 15:58

Trump hausse le ton face à l’Europe et redéfinit la guerre contre l’Iran. Une stratégie choc qui pourrait bouleverser l’équilibre énergétique mondial. Cliquez pour comprendre.

Donald Trump critique ses alliés et suggère une fin de guerre en Iran sans réouverture du détroit d’Ormuz

Donald Trump. Photo de Nathan Howard / Getty Images

 

ÉTATS-UNIS — Le président Donald Trump a vivement critiqué, mardi, les alliés européens des États-Unis, les accusant de ne pas en faire suffisamment pour soutenir l’effort américain dans la guerre contre l’Iran.

Dans le même temps, il a laissé entendre que le conflit pourrait prendre fin sans que Washington ne rouvre lui-même le détroit stratégique d’Ormuz.

De retour à la Maison-Blanche après un week-end à Mar-a-Lago, Donald Trump a multiplié les déclarations offensives, marquant un tournant rhétorique dans la gestion du conflit.

C’est la troisième fois en quelques jours que le président américain évoque publiquement la possibilité de clore la guerre sans rouvrir le détroit d’Ormuz, par où transite environ un cinquième du pétrole mondial.

Une telle décision reviendrait à transférer aux autres puissances la charge de résoudre une crise économique majeure et de rétablir les flux énergétiques internationaux.

Interrogé sur cette position, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a évité de qualifier la réouverture du détroit d’objectif central, il a toutefois souligné que la responsabilité ne reposait pas uniquement sur Washington, appelant implicitement les alliés à agir.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a adressé un message particulièrement direct aux pays dépendants du détroit d’Ormuz, notamment le Royaume-Uni : « Tous ces pays qui ne peuvent pas obtenir de carburant à cause du détroit d’Ormuz… construisez un peu de courage, allez-y et prenez-le. »

Il a également insisté sur un désengagement progressif des États-Unis : « Vous devrez apprendre à vous battre seuls, les États-Unis ne seront plus là pour vous aider. »

Estimant que « le plus dur est fait » après quatre semaines de frappes contre l’Iran, il a conclu de manière abrupte : « Allez chercher votre propre pétrole. »

Dans un second message publié quelques minutes plus tard, Donald Trump a directement visé la France, l’accusant d’avoir refusé le survol de son espace aérien à des avions américains transportant des munitions destinées à Israël.

Selon une source proche du dossier, cet incident aurait eu lieu durant le week-end, tandis que le secrétaire d’État Marco Rubio aurait soulevé la question auprès de son homologue français en marge du sommet du G7, sans succès.

Le président américain a dénoncé une attitude « très peu coopérative », laissant entendre que Washington « s’en souviendra ».

Plusieurs pays européens ont refusé de permettre aux États-Unis d’utiliser leur territoire comme base de lancement ou zone de transit pour des opérations militaires contre l’Iran.

L’Espagne a ainsi rejeté l’utilisation de son espace aérien, tandis que l’Italie a refusé l’accès à certaines bases militaires pour des escales stratégiques.

Dans le même temps, le Royaume-Uni et la France ont adopté une position plus nuancée, participant à l’interception de drones et missiles iraniens aux côtés des États du Golfe.

Londres autorise notamment l’utilisation de certaines bases aériennes par les forces américaines, tandis que Paris s’est dit prêt à diriger une force multinationale chargée de sécuriser le détroit d’Ormuz après la fin des hostilités.

En coulisses, lors du sommet du G7 organisé en France, Marco Rubio a précisé que les États-Unis n’avaient pas besoin de leurs alliés pour rouvrir le détroit, mais souhaitaient leur participation à une future force maritime internationale.

L’objectif affiché est clair, maintenir une présence navale collective pour empêcher l’Iran de revendiquer le contrôle du détroit et sécuriser durablement les routes commerciales.

Les pays présents auraient globalement validé cette approche, anticipant une transition vers une phase de stabilisation post-conflit.


ÉCRIT PAR SAHBY MEHALLA

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