Partis pour un voyage spirituel vers La Mecque, des dizaines de Marocains se retrouvent bloqués à l’étranger. Entre accusations d’arnaque, détresse des familles à Marrakech et appels à une enquête urgente, les dessous d’une Omra qui tourne au scandale.
Par @lemanifestmedia
Des Marocains se sont retrouvés bloqués en Turquie au lieu d’atteindre La Mecque pour accomplir la Omra (page Akhabir – Facebook).
Le projet spirituel de dizaines de fidèles marocains s’est transformé en impasse éprouvante après qu’ils se sont retrouvés immobilisés en Turquie au lieu de rejoindre La Mecque pour accomplir la Omra. À Marrakech, la colère monte, familles et proches multiplient les rassemblements devant des locaux liés à l’organisation du voyage, brandissant dossiers et photographies, scandant des slogans pour exiger le rapatriement des leurs et l’ouverture d’une enquête sur ce qu’ils qualifient désormais de « Omra fantôme ».
Les vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de protestation où hommes et femmes racontent, souvent la voix nouée, que leurs parents ont réglé l’intégralité des frais de transport et d’hébergement avant de se heurter à des complications administratives, notamment liées aux visas. Résultat ? des pèlerins, dont des personnes âgées et des femmes, contraints de prolonger leur séjour dans des aéroports ou des hôtels turcs, dans des conditions jugées « préoccupantes » par leurs familles.
Pour les proches, l’affaire dépasse largement un simple dysfonctionnement logistique. Ils dénoncent une opération « d'escroquerie et d’exploitation au nom du religieux » et appellent les autorités marocaines à intervenir en urgence, en coordination avec leurs homologues turques et saoudiennes, afin d’assurer le retour des personnes bloquées et la restitution de leurs droits. Ils réclament également l’ouverture d’une procédure judiciaire « transparente » pour déterminer les responsabilités dans ce voyage, initialement promu comme une « Omra facilitée », mais qui s’est soldé par une halte forcée en Turquie.
Selon des témoignages relayés par des sites locaux, le dossier reste ouvert sans issue définitive à ce stade. Les familles assurent qu’elles poursuivront leurs mobilisations jusqu’au retour de tous les pèlerins et jusqu’à ce que l’opinion publique comprenne comment un itinéraire religieux a pu se transformer en parcours de souffrance.
ÉCRIT PAR : LA RÉDACTION
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