Iran accusé de piratage chez Google, trois ingénieurs arrêtés en Silicon Valley pour vol de secrets technologiques

Publié le 20 février 2026 à 18:13

Accusés d’avoir exfiltré des secrets industriels sensibles vers l’Iran, trois ingénieurs de la Silicon Valley font face à la justice fédérale dans une affaire qui secoue la sécurité des géants de la tech et relance la guerre mondiale pour l’innovation.

Par @sahbymehalla

Iran accusé de piratage chez Google, trois ingénieurs arrêtés en Silicon Valley pour vol de secrets technologiques

Trois ingénieurs arrêtés dans la Silicon Valley pour un vaste vol présumé de secrets industriels au profit de l’Iran. Le département de la Justice américain a annoncé l’inculpation formelle de deux sœurs ainsi que du mari de l’une d’elles, soupçonnés d’avoir subtilisé des données sensibles appartenant à Google et à d’autres groupes spécialisés dans les semi-conducteurs avant de les transférer à l’étranger.

Selon l’acte d’accusation, les trois prévenus — des résidents californiens d’origine iranienne — sont poursuivis pour complot en vue de voler des secrets commerciaux et pour entrave à la justice. Ils ont été interpellés afin de comparaître devant un tribunal fédéral.

Les enquêteurs estiment qu’ils ont exploité leurs fonctions au sein de grandes entreprises technologiques pour accéder à des informations confidentielles liées notamment à la sécurité des processeurs, au chiffrement et à d’autres technologies de pointe. Les deux sœurs avaient travaillé chez Google avant de rejoindre une autre société, tandis que l’époux était employé par une entreprise spécialisée dans le développement de puces électroniques.

D’après le ministère de la Justice, des centaines de fichiers auraient été exfiltrés vers des appareils personnels et des destinations extérieures, dont l’Iran. Un agent du FBI cité dans le communiqué évoque une « trahison préméditée », affirmant que les suspects ont pris des mesures délibérées pour dissimuler leurs activités et contourner les systèmes de contrôle.

L’affaire remonte à août 2023, lorsque Google a détecté une activité jugée suspecte sur le compte de l’une des ingénieures et lui a retiré ses droits d’accès. Malgré une déclaration écrite niant toute fuite d’informations, les procureurs affirment que la suspecte et son mari ont ensuite recherché des méthodes pour supprimer des communications et échapper à d’éventuelles poursuites.

La veille d’un voyage à Téhéran, en décembre 2023, l’ingénieure aurait photographié à plusieurs reprises l’écran de l’ordinateur professionnel de son époux, sur lequel figuraient des données confidentielles relatives aux processeurs Snapdragon. Les autorités assurent par ailleurs que des connexions à ces informations ont été enregistrées depuis des appareils liés aux accusés alors qu’ils se trouvaient en Iran.

Washington promet une réponse judiciaire ferme. Un procureur fédéral souligne que les États-Unis poursuivront « quiconque vole des technologies avancées pour le compte d’États cherchant à nuire aux intérêts américains ».

De son côté, un porte-parole de Google indique que ce sont les procédures internes de surveillance qui ont permis de détecter l’incident, précisant que l’entreprise a renforcé ses dispositifs de sécurité et coopère étroitement avec les forces de l’ordre.

Chaque chef d’accusation pour vol de secret commercial est passible d’une peine pouvant atteindre dix ans de prison, à laquelle peuvent s’ajouter jusqu’à vingt ans pour entrave à la justice, ainsi que des amendes pouvant s’élever à 250 000 dollars par infraction.

 

ÉCRIT PAR : SAHBY MEHALLA

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