Reprise du procès de Netanyahu après la guerre avec l’Iran

Publié le 9 avril 2026 à 19:12

Après la trêve avec l’Iran, le procès de Netanyahu redémarre. Entre pression judiciaire et crise politique, son avenir se joue maintenant.

Reprise du procès de Netanyahu après la guerre avec l’Iran

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse à Jérusalem, jeudi 19 mars 2026. (Ronen Zvulun, photo pool via Associated Press)

 

FOCUS MONDE — JÉRUSALEM — Le procès pour corruption du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu reprendra dimanche, ont annoncé les autorités judiciaires, quelques heures seulement après la levée de l’état d’urgence décrété dans le cadre du conflit avec l’Iran.

À Jérusalem, les audiences avaient été suspendues en raison de la situation sécuritaire exceptionnelle. L’état d’urgence, qui avait entraîné la fermeture des écoles et de nombreux lieux de travail, a été levé mercredi soir, après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu et l’arrêt des tirs de missiles iraniens.

Selon un communiqué des tribunaux israéliens, la reprise des audiences marque un retour progressif au fonctionnement normal du système judiciaire. Les audiences se tiendront désormais selon le calendrier habituel, du dimanche au mercredi.

Le conflit, déclenché après des frappes aériennes menées par Israël avec le soutien du président américain Donald Trump fin février, visait officiellement à freiner les ambitions nucléaires iraniennes et à limiter son influence régionale. Toutefois, la trêve reste fragile, notamment en raison des frappes israéliennes intensifiées au Liban contre le Hezbollah soutenu par Téhéran.

Sur le plan judiciaire, Netanyahu reste sous pression. Inculpé en 2019 pour corruption, fraude et abus de confiance après plusieurs années d’enquête, il est le premier chef de gouvernement israélien en exercice à faire face à de telles accusations. Il rejette fermement l’ensemble des charges.

Ouvert en 2020, le procès a été régulièrement retardé en raison de ses obligations politiques et sécuritaires, sans calendrier clair pour son issue. Une condamnation pourrait entraîner une peine de prison.

Dans ce contexte, Donald Trump a publiquement soutenu l’idée d’une grâce présidentielle, appelant le président israélien Isaac Herzog à intervenir. Une option jugée peu probable à ce stade, les grâces étant rarement accordées en cours de procédure.

Affaibli politiquement par ces accusations et par les conséquences de la guerre, Netanyahu aborde également une échéance électorale cruciale prévue en octobre. Sa coalition, considérée comme la plus à droite de l’histoire du pays, est donnée en difficulté.

Dans un climat régional toujours instable et une scène politique intérieure sous tension, la reprise de ce procès s’annonce comme un moment clé, à la fois judiciaire et stratégique, pour l’avenir du dirigeant israélien.


ÉCRIT PAR SAHBY MEHALLA


Tags : Israël • Benjamin Netanyahu • Iran • Jérusalem • Guerre Israël Iran • Cessez-le-feu • Conflit Moyen-Orient • Procès Netanyahu • Corruption Israël • Politique israélienne • Justice Israël • Hezbollah • Liban • Actualités internationales


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